La diversité culturelle de la population, non seulement québécoise mais canadienne dans son ensemble, est une richesse. Les entreprises doivent la cultiver sans attendre pour prospérer dans un contexte de concurrence toujours plus forte, sur les marchés locaux comme à l’étranger. C’est, en substance, le message véhiculé via les différentes ressources en lignes partagées par des organismes publics comme privés dont l’objectif est d’aider le monde des affaires à se renouveler. La diversité est une affaire de différences : de sexe, de religion, d’âge, de langue, de valeurs, de coutumes, d’éducation ou de vécu. Ce sont tous des facteurs qui définissent les individus et qui en font des êtres uniques.

Emploi-Québec, la Chambre de commerce d’Ottawa, l’Institut de recherche sur l’intégration professionnelle des immigrants, le Conseil emploi métropole, la Fondation Pierre Elliott Trudeau ou encore, le géant de l’audit et du conseil Deloitte sont unanimes. Les universitaires et entreprises interrogés lors de la préparation des guides de gestion de la diversité culturelle disponibles en ligne aussi. Il existe une corrélation entre diversité et performance de l’entreprise.

La construction d’une équipe diversifiée : une bonne stratégie d’affaire

Le brassage des expériences professionnelles, des compétences, des mentalités et des points de vue est un vecteur de productivité et d’innovation par la confrontation d’idées et l’apprentissage mutuel. La mixité permet de produire des biens et d’offrir des services plus adaptés aux besoins et préférences d’une clientèle toujours plus diversifiée. Mieux comprendre les attentes des diverses communautés, ainsi que leur logique d’achat et de consommation, permet d’augmenter son achalandage, de conquérir de nouveaux marchés et d’accroître les opportunités d’affaire en dénichant de nouveaux partenaires. À la fois cause et conséquence de ces bénéfices, l’intégration de la diversité aux valeurs d’une organisation se traduit par une amélioration de sa réputation et de son image. C’est donc un véritable avantage concurrentiel, un facteur de différenciation pour attirer du personnel compétent.

Les politiques d’immigration ont d’ailleurs été adoptées pour combler un manque de main d’œuvre résultant du déclin démographique que connaît le pays. Pour autant, aujourd’hui encore, le marché de l’emploi ne reflète pas la diversité de la population québécoise et canadienne. En outre, les immigrants et autres minorités sont souvent employés en deçà de leurs qualifications. Les entreprises doivent donc reconnaître les qualifications et expériences acquises à l’étranger si elles souhaitent attirer de nouveaux cerveaux.

Ne pas s’en tenir à des mesures de surfaces

Recruter est une chose, encore faut-il intégrer. C’est-à-dire créer les conditions d’une bonne collaboration, soit un environnement de travail où chacun se sent concerné, peut s’exprimer librement et est susceptible d’avancer professionnellement pour créer un sentiment d’appartenance. C’est ainsi que chaque employé, immigrant ou non, est amené à maximiser son potentiel au profit de l’entreprise.

Y arriver peut être long et pénible. Une vision à long terme et des investissements sont les conditions sine qua none d’une bonne gestion de la diversité culturelle. La société s’en rend compte et les outils disponibles en ligne identifient clairement les actions à mener. Ne reste plus qu’à les mettre en œuvre.