Au sens littéral comme au figuré, le terme « immigration » rime avec « intégration et inclusion ». À l’international, les Québécois ont la réputation d’être ouverts et accueillants, de quoi faciliter l’adaptation des nouveaux arrivants. Tout l’inverse de leur climat qui, quant à lui, ne jouit pas de la même notoriété. Capable de susciter de l’enthousiasme, l’hiver au Québec inspire souvent la crainte. Une chose est certaine, il préoccupe beaucoup d’immigrants, avant leur arrivée. Alors, la neige, le vent, le froid et le verglas, est-ce qu’on s’y fait ?

Des hivers rudes, « c’est ça le Canada ? »

Arrivée du Mexique il y a un an et demi, la neige, Gabriela, l’attendait ! « J’avais hâte à  l’arrivée de l’hiver. Dans mon pays, il ne neige pas. Alors comme pour la majorité des personnes latino-américaines, c’était une attraction merveilleuse ! » Pourtant, il n’est pas rare que la première rencontre avec l’hiver québécois soit un réel choc pour les nouveaux arrivants.

« Ah ouais ! C’était brutal ! », réagit spontanément Flora qui esquisse un large sourire lorsqu’on évoque son premier hiver au Québec. Arrivée à Montréal en janvier 2001, en provenance du Burkina Faso, elle explique qu’au début,  ce n’était pas la joie ! Du tout, du tout. « Avant d’arriver, quand on regardait les photos sur  Internet, on voyait des buildings. Là j’arrive en plein hiver, c’est tout blanc et je ne vois pas beaucoup d’immeubles ». Elle poursuit : « J’avais l’impression de faire du sport quand je marchais dans la neige. J’ai senti le froid jusque sur  mon cuir chevelu !  Je me suis dit : c’est ça le Canada ? », se remémore-t-elle, en rigolant.

Mélusine, quant à elle, n’y repense pas avec le sourire. L’excitation est retombée lorsqu’elle est devenue coordinatrice-animatrice d’un festival des glaces qui la forçait  à travailler à l’ extérieur. « J’étais dehors, immergée dans le froid. Le paradis que j’avais imaginé s’est transformé en cauchemar. »

Depuis, elle affirme ne pas aimer « ni la neige, ni les factures d’Hydro-Québec. » Pourtant, elle n’envisage pas de quitter Montréal pour retourner en France. Ce qui l’aide à surmonter ces difficultés ? Le fait d’habiter dans une « ville de justice » qui offre à tous la chance de « s’exprimer » et de « chercher sa liberté », ainsi que « la chaleur humaine de ses gens ».

L’hiver, « c’est long » mais « on s’y adapte! »

Outre la convivialité des locaux,  «  voir les gens sortir malgré la température » est ce qui a le plus étonné Yordesky à son arrivée de Cuba. Nivine aussi a été impressionnée. Elle qui vivait autrefois à Damas, en Syrie, ne compte plus  les années passées à Montréal mais plutôt les hivers. « Je suis au Québec depuis deux hivers. Oui, je compte le nombre d’hivers que j’ai vécu et que je vivrai ! »

Surprise par l’intensité de l’hiver qu’on ne peut comprendre « seulement en voyant sa première neige », Haiveen s’en faisait une représentation tirée des films qu’elle regardait. Amusée, elle se souvient avoir
« été choquée par les  températures ! » Elle raconte : « Dans les films, la plupart des gens portaient moins de vêtement que moi. J’étais toute couverte, sauf mes yeux ! » Pourtant, même après tout ce temps, elle pense ne pas pouvoir s’habituer à l’hiver.

Yodersky, lui, est plus laconique : « On s’adapte. » Flora est du même avis. « L’hiver c’est long mais bon, si tu es bien couvert, tu fais avec. Et puis bon, c’est la vie ! », affirme-t-elle, avouant au passage que « la neige fait partie du décor » et qu’elle a appris à apprécier l’hiver. Elle a d’ailleurs trouvé « triste » son premier Noël sans neige car « il n’y avait pas la magie blanche ! »

Comme Haiveen, Flora a découvert l’hiver à travers le cinéma : « Quand j’étais en Afrique et que je regardais des films, je ne comprenais pas pourquoi, à toute heure de la journée, on prenait un café. Mais j’ai compris ! C’est à cause du froid ! », s’acclame-t-elle, toujours en riant.

Pour y prendre plaisir, il suffit d’admirer la beauté des flocons, de bien s’habiller, de sortir et de profiter des activités gratuites intérieures et extérieures offertes sur l’ensemble de l’Île.

Consultez le répertoire des activités et des loisirs de votre arrondissement pour en connaître davantage sur les activités hivernales près de chez vous.


À découvrir

Vous aimez danser ? Connaissez-vous l’Igloofest ? Visitez leur page Internet pour en connaître un peu plus sur ce festival musical extérieur unique et montréalais qui se déroule du 16 janvier au 18 février 2020 ! C’est pas parce que c’est l’hiver qu’ y a rien à faire !

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